BRUGES, EXPOSITION.On peut très bien se passer de voiture. Pour y parvenir, rendez-vous sous le chapiteau de l'écomobilité du 28 avril au 3 mai
A la question, « quel est pour toi le moyen de transport le plus doux ? », la petite a répondu : « la plume. » Ses camarades, eux, ont évoqué la marche à pied, le vélo, la trottinette. Des témoignages enregistrés que l'on pourra entendre sous le chapiteau de l'écomobilité.
Il est déjà là, tout blanc, planté sur la pelouse du Grand Darnal. À partir de mardi, M. Chaussure accueillera les visiteurs pour les accompagner entre les différents stands. L'exposition a été imaginée par la compagnie de théâtre les Oiseaux de passage. « L'idée est de sensibiliser les habitants à d'autres moyens de transport que la voiture, indique l'administratrice de la troupe, Lysiane Decoin. Sans la diaboliser, on explique aussi comment on peut l'utiliser autrement, en covoiturage par exemple. »
Témoignages vidéo
L'exposition, impulsée par la mission locale Technowest, n'est pas seulement une vitrine de communication pour ceux qui promeuvent les transports en commun ou les déplacements doux sur l'agglomération. Elle a surtout été conçue à partir de témoignages, retransmis sous forme sonore ou vidéo. « Nous sommes allés interroger les gens dans le train, à bord du tramway, dans les écoles. Ils nous ont expliqué comment ils se déplacent, pourquoi, et ce qu'ils souhaiteraient voir améliorer », raconte Stéphanie Ansquer, comédienne.
L'équipe des Oiseaux de passage, épaulée par des membres des associations Unis-Cités, où oeuvrent des jeunes en service civil volontaire, et Arc-en-ciel (qui forme au Bafa), retranscrit également dans l'exposition des expériences menées pour privilégier les déplacements doux, comme celle du pedibus, mise en place dans le quartier d'Arlac, à Mérignac, ou celle de l'atelier de réparation de vélos à Saint-Médard-en-Jalles.
Chapiteau itinérant
D'abord à Bruges, le chapiteau se déplacera ensuite à Blanquefort, Saint-Médard-en-Jalles et Eysines, jusqu'à mi-juin. Les autres villes, couvertes par la mission locale Technowest et qui ne pourront accueillir la grande tente, auront la visite d'un triporteur, conduit par l'un des comédiens de la compagnie. Il interviendra dans les écoles, réalisera des micros-trottoirs et diffusera des témoignages sonores dans la rue.
« C'est une exposition évolutive qui va s'enrichir au fil du temps, remarque Lysiane Decoin. Nous espérons aussi que les personnes âgées viendront témoigner des déplacements dans l'agglomération, il y a cinquante ou soixante ans. L'écomobilité est un sujet fort, qui intéresse toutes les générations. Dans ce mot, il y a aussi "éco", donc économie. C'est un thème intrinsèquement lié à des décisions politiques. »
Sous le chapiteau, le public sera aussi invité à monter sur scène et improviser sur le sujet avec l'aide des comédiens. L'espace a été aménagé en différents stands avec à la fois des coins lecture, écriture et des dessins, un musée imaginaire du déplacement, etc. Dans chaque ville, différents débats, animations et rencontres seront ponctuellement organisés. « L'exposition ne doit pas s'arrêter le 14 juin, souligne Stéphanie Ansquer, mais servir à impulser des initiatives locales, avec de nouveaux déplacements doux. »
Le chapiteau, situé au Grand Darnal, est ouvert au public du 28 avril au 3 mai, de mardi à jeudi de 18 heures à 21 heures, vendredi et samedi de 10 heures à 21 heures et dimanche de 10 heures à 14 heures.